2
Fév

OUVERTURE LE DIMANCHE MATIN..

Posted at 13:01:18

:p:p:p
OUVERTURE LE DIMANCHE MATIN DE 10H à 13H

Voilà tout est dis .
A partir du Premier Dimanche de février ,nous ouvrirons TOUT les dimanches Matin de 10H à13H .

Les 2 boutiques seront ouvertes.
Mais nous ne seront qu'un seul vendeur a tour de rôles , jusqu'à ce qu'il soit impossible de vous renseigner correctement , ce jour la , nous ferons en sorte d'être plus nombreux .

Merci a vous . et bon WE chez neo.

OUVERTURE LE DIMANCHE MATIN DE 10H à 13H

22
Déc

CONTE DE NOEL 2011

Posted at 21:38:54

Comme chaque année notre écrivain favori nous a concocté un petit conte de Noël specialement pour nous , cette anné il est plus personnel , mais je pense que cela vous plairas.

Petit préambule ;

Bonjour les amis,

Me voici de retour. Comme chaque année à la même époque.
Tout comme l’hiver, ou le père Noël.
Ça fait quoi …5 ou 6 ans … 7 peut être ? je ne sais plus , je l’avoue.
déjà plusieurs années, en tout cas que, à chaque Noël, j’écris, , un conte.
Rien que pour vous.
Un petit conte de Noël, souvent triste et tendre , parfois moralisateur. Plein de compassion et de bons sentiments, mais si possible, brodé d’espoir, un conte de noël quoi !
Certaines années, l’histoire que je vous ai concocté était particulièrement décousue, voire « Destroy ! » comme me l’a dit, françois.
Je me suis souvent demandé combien vous étiez à me lire sur le site de Néoquarium : 5, 10 ? 1000 ou 10000 ? Mystère… Je remercie donc ceux qui m’ont lu et apprécié . Aux autres, ceux qui ont détesté mon style et ma syntaxe, je leur demande de me pardonner et, même si ils ont juré l’année dernière que l’on ne les y reprendrait plus, s’il vous plait , lisez-moi encore cette année car, l’histoire que je vais vous conter n’est pas un conte de Noël et, pour vous dire la vérité, je ne l’ai pas écrit pour ce Noël, pas même cette année.
J’ai écrit cette petite nouvelle, il doit y avoir 9 ou 10 ans.
Quasiment tout dans cette histoire est vrai. Les lieux , les personnages et les faits.les étoiles filantes aussi. Même si j’ai un peu brouillé les cartes.

.
Dans mon histoire qui s’intitule : « les rochers salés », l’étoile filante a 18 ans, et elle s’appelle Iz.
Dans la vraie vie, quand sa trainée lumineuse a traversé le ciel de ma jeunesse, elle était même un peu plus jeune que ça, mais son regard était bien comme je le décris, unique et inoubliable, meutrier ou angélique, selon son humeur.
Dans la vraie vie, son prénom était , vous vous en doutiez peut –être, Isabelle.
je ne l’ai revu que 2ou 3 fois au cours des 30 dernières années. Aussi, pour moi elle est restée cette belle jeune femme, celle de l’histoire, dont je revois les traits comme si elle était assise là, en face de moi. Je revois ses yeux bleu-métal, et ses cheveux blonds , qu’elle portait bouclés à l’époque, délavés par le soleil.
Et, je n’ai rien oublié non plus de l’éclat incroyable de son sourire,
Ce soir, au moment d’écrire ce petit préambule, pour vous dire que le conte de noël 2011 aurait des allures de nostalgie pas vraiment de circonstance, j’ai allumé la radio . Ce que je ne fais pas souvent, car le silence me plait beaucoup. Comme si c‘était fait exprès, une voix mélancolico-jazzy, un peu éraillée flottait sur les ondes.C’était une voix de femme. Elle sussurait un standard du jazz dont je ne sais pas le nom mais dont les paroles disait :

« I am mad about a boy
And I know it’s mad to be mad about a boy ».

Alors, j’ai repensé à cette jeune femme qui m’a inspiré les quelques lignes qui vont suivre.
Je l’ai vu me faire un signe de la main, depuis l’autre rive du fleuve. Elle me souriait tendrement.
Alors, il m’est venu un sourire, à moi aussi et j ‘espère qu’elle m’a vu.
Cette nouvelle est publiée pour lui rendre hommage.

Bonne lecture, à l’année prochaine, pour Noël,
Et jusque là, faites de votre mieux et ne soyez jamais ennuyeux.

Les rochers salés

Nous étions perchés sur ce bout de rocher à nous demander si la prochaine vague allait nous arroser, ou non.
Les plus crâneurs d’entre nous affectaient de garder leurs regards fixés sur l’horizon, méprisant par avance ces gouttelettes qui venaient finir à nos pieds, feignant d’ignorer que , d’un instant à l’autre, elles pouvaient nous tomber sur la tête, par mètres cubes.
Les autres, les filles principalement, arboraient un sourire crispé qui rendait encore plus vibrantes les couleurs dorées que le soleil de l’après-midi étalait sur leurs visages.
pour l’heure, dans cette fin de journée, la mer n’avait pas l’air de vouloir jouer avec nous.
Pas de vraies vagues qui font trembler les rochers.
Tout au plus, nous envoyaient-elles des nuages de postillons irisés. Des embruns fins comme de la brume. Ils se déposaient avec douceur sur nos cheveux et ceux d’entre nous qui étaient placés dans les bons rayons de lumière, semblaient avoir de la rosée accroché à leurs mèches. Le vent nous apportait des odeurs humides du large et je priais pour qu’aucune vague plus forte que les autres ne vienne interrompre les rêves suscités par ces chaleurs mouillées.
Tout semblait indiquer qu’aujourd’hui encore nous allions sortir indemnes de ce défi que nous lancions quotidiennement à la mer.
Nous n’étions pas loin de nous croire invincibles. Chacun d’entre nous était convaincu qu’il suffisait de se tenir férocement à la roche pour rester arrimé à la côte et ne pas être emporté par les flots. Et de la férocité, nous en avions. Assez pour nous accrocher avec les dents si cela nous paraissait nécessaire. Régulièrement les vagues emportaient des chiens qui rôdaient sur ces mêmes rochers aussi, braver la mer nous semblait-il du meilleur goût en matière de roulettes russe. Comme hier et les jours précédents, nous allions rester là jusqu’à ce que le soleil soit descendu sous l’horizon. Ce bout de rocher était notre coin à la mode, cet été là. Nous y fumions avec conviction des cigarettes que nous tirions de paquets rouges et or . l’émotion de nos doigts qui s’effleuraient faisaient vibrer nos nerfs tendus à bloc.
Aucune ne cherchait à toucher mes doigts et j’étais, la plupart du temps, le premier à me lever pour rejoindre la grande bâtisse,le « club », à une centaine de mètres, derrière nous et dont les marches de la façade descendaient jusque sur la plage. De toute façon, avec la nuit qui tombait, la mer s’aplatissait complètement. Ceux qui restaient quelques fois jusqu’à l’heure du dîner nous racontaient que dans les reflets de la lune, on pouvait voir sauter, hors de l’eau, des poissons énormes à la poursuite d’improbables proies.
Je déteste le sable qui rentre dans mes spring-court quand je traverse la plage pour rejoindre le Club. Arrivé au bord de la terrasse, je monte les larges marches de corail, taillées dans la masse, et me voilà naviguant au plus prés entre les fauteuils d’un style qui deviendra dans quelques années celui d’une Emmanuelle sulfureuse.
Le club, c’est l’endroit de la ville où notre communauté blanche se réunit chaque soir. C’est une grande maison coloniale, elle aussi construite avec des blocs de pierre de corail. Elle est située sur la plage, au bord de l’océan, les vagues venant lécher les marches les jours de grande marée. Les seuls arbres de son jardin sont des tamaris envahis par les fourmis rouges et les seules fleurs qui résistent à l’arrosage à l’eau saumâtre sont celles des lauriers roses. On y joue au tennis, au bridge ou à se faire chier. Les hommes y draguent les femmes de leurs copains qui ne sont pas encore arrivés et les femmes qui ne sont pas en train de faire draguer disent du mal de celles qui ont la chance de l’être.Dans ce pays du bout du monde, , pas de cinoche, pas de télé, pas de bibliothèque, la baise est le principal moyen de tromper son ennui. Ici, les mouches se prennent pour des aigles et ils se pourraient qu’un jour on voit même les merdes de chiens faire les belles.
Je me désespère d’être obligé de rentrer chez moi.
Seul davantage d’ennui m’attend la-bas.
Il y a tant de choses pourtant à respirer dans l’air humide du soir poussé par l’alizé du sud -est.
Où elles sont ces îles dont me parle le vent ?
Dans la journée, on n’entend rien qui nous rappelle le large. La terre est si chaude que les mirages flous et brûlants qui montent jusqu’au ciel dressent un mur entre les murmures du vent marin et moi. Il n’y a que le soir que la brise peut me parler.
Quand je quitte les rochers, les voix du vent me suivent jusqu’au club. Quand je m’attarde à l’intérieur du bâtiment elles m’attendent dehors. Quand j’ai traversé la véranda,et que je ressors par l’autre coté , elles me retrouvent et me parlent d’espoir jusqu’au portail de la maison. l’Alizé du soir est un chuchotement divin.

J’aime arriver le premier sur les rochers. Je connais les places qui craignent pas trop si les vagues sont grosses et où il n’ y a pas trop de risques de passer pour un dégonflé. Je préfère les fois où la houle rentre fort. Un court instant, un peu de gourmandise me pousse à imaginer celui ou celle qui tombera. Mais ça ne dure jamais longtemps : je ne suis pas d’un naturel vraiment méchant.
Je me préfère Ulysse.
Ulysse ! ça c’est mon héros.
IL est super, balaise-fort à la lutte, imbattable à l’arc et malin comme un singe. Fort avec les bras quand c’est nécessaire et futé de la tête quand il faut.
« Ithaque, parles -moi ! t’es un tas de cailloux brouté par des chêvres ou bien une belle île pleine de grecques supers roulées sport. »
Pour moi, cette île doit sentir le sel et les cyprés. Des cailloux , un peu mais, aussi des plantes de garrigue qui ondulent dans les rafales sur la côte au vent .
Mon voisin est un vieux grec qui est originaire de Céphalonie,
« l’ile des fous » me dit-il en riant.
Il me parle d’Ithaque, de Zante et de Céphalonia, son île à lui où il n’est plus allé depuis 32 ans. IL me dit toujours qu’il ira mourir sur sa terre mais, chez lui, c’est ici maintenant et moi je crois qu’il ne repartira plus.
« Il y a là-bas trois îles qui sont des sœurs » rabache t-il, un peu trop souvent, elles vivent côte à côte depuis que les dieux grecs les ont posés là et, même si les hommes qui les habitent ne s’aiment pas toujours comme des frères , c’est des pierres du paradis qui ont servi pour les bâtir ».
A l’entendre, sur ces îles, le bonheur est partout, ensoleillé et léger.

Comme à chaque fois qu’il me parle de son pays , Efti (c’est le nom de mon voisin) espère que Dieu n’aura pas repris son morceau de paradis avant que lui, ne retourne en déguster sa part.

Assis, sur mes rochers, encore seul au bord de l’océan, je gratte, du bout de l’ongle, les écailles de sel déposées par les vagues. Je les pose sur ma langue et je me régale de la force pure qui entre dans mon sang.
Puis, quelques-uns des habitués du lieu arrivent.
On s’échange les premières clopes et la comédie de la veille recommence là où on l’avait laissé. Un peu on défie les vagues en s’approchant le plus prés possible de l’endroit où elles cassent sur les rochers, un peu on raconte des conneries sur les filles. J’aime bien faire les deux.
Ulysse n’est jamais vraiment très loin. Si je finis bien trempé, je me la joue Charribe et Sylla. Je sais bien qu’à 17ans je ne devrais plus penser à des conneries comme ça mais, c’est plus fort que moi. J’aime bien les filles aussi, mais je n’arrive pas à penser qu’à ça, comme mes potes le font. Enfin, des Ulysses, ils en ont peut-être, eux aussi, derrière leurs yeux écarquillés qui regardent arriver les vagues. Si c’est le cas, ils le cachent. Aussi bien que moi.
Dés que les filles nous rejoignent, la prise de risque augmente à mort, jusqu’à ce nous finissions par tomber et là les vrais ennuis commencent : Si on tombe à cause de la vague , ça va encore parce que il y a de l’eau sur les cailloux pour amortir la chute et puis, quand la vague se retire, elle t’éloigne des rochers. Mais si tu glisses sur les rochers mouillés avant que la vague éclate alors, là, tu te fais mal et si t’as pas un peu de chance : t’es mort.
Après, quand on est groggy par la peur, on dit qu’on a froid et on s’assoit pour sécher au soleil rouge. Ça oui, ça c’est le meilleur ! On se la joue retour de mission . les fringues étalés sur les rochers tièdes sont sèches en quelques minutes. Et pour nous, le regard des filles sur les traces de sel sur nos peaux si belles d’être si jeunes et nous, les genoux écorchés et les filles qui nous tamponnent avec des kleenex en nous traitant de niais. C’est égal, c’est quand même ceux qui se sont sortis des plus belles chutes qui embrassent les plus belles.
Les filles, elles sont comme nous, elles adorent rouler des pelles pendant des plombes. Où c’est plus dur c’est pour qu’elles aient envie de vous toucher les doigts dans la pénombre du soir. Moi, n’importe laquelle qui me toucherait les doigts ça me le ferait mais ,on me touche jamais les doigts. Parce que je suis un dur.
Le plus souvent, c’est moi qui fait les chutes les plus terrifiantes. Et moi, j’ai que 17 ans et je le sais pas encore que les filles elles admirent les forts mais qu’elles ont moins peur des faibles. Ah, pour leur arracher leurs meilleurs baisers, pas de problème mais, pour te dire du bout des fragiles coussinets de leurs doigts roses :
« Toi, je trouve que tu es un garçon gentil »
c’est une autre histoire. Pour ça ,il faut pas leur faire peur . Et moi, tous les jours dans les rochers, j’Ulysse, à fond la caisse, je terrasse des armées de troyens, je pète la gueule aux cyclopes. Et les filles...
Les filles se donnent mais, leurs cœurs est ailleurs, désespérément .

La première que j’ai embrassé était là, mais elle ne m’a à peine vu.
La deuxième que j’ai embrassé était là, mais elle ne m’a pas su.
Bien d’autres ont suivi et à chaque fois je me suis battu pour elles . Sûrement que par endroit la mer doit encore être rouge des témoignages de mes combats. j’en ai cassé des épées sur l’échine de mes ennemis. Peut-être que si je boxe avec un bandeau sur les yeux, chaque pied dans un seau de ciment, les bras attachés dans le dos , peut-être gagnerai-je mes galons de candidat élu au touchage de doigts ?
Pourquoi, pour les gagner, faut-il d’abord se perdre?
Les filles, elles viennent voir leur cowboy preféré tuer des indiens à l’écran et puis elles rentrent chez elles dormir avec leurs fermiers.
Le soir où j’ai fait la connaissance de Iz, je n’étais pas au mieux de ma forme, m’étant une fois de plus explosé les genoux dans les rochers. C’était à la fête du premier soir des vacances d’été. Nous avions décidé comme chaque année de nous retrouver au Bar de la plage (c’était son vrai nom) Dans une cabane en planches, un légionnaire espagnol- parachuté ici par punition mais resté par passion- nous passait les disques que nous aimions en nous servant des bières. On dansait, sur un morceau de chape de béton, vestige d’une tentative de construire une maison à cet endroit. La maison était éboulée depuis longtemps et à la place, quelqu’un avait bricolé cette cabane. l’Espagnol en avait fait un bar , et pour l’heure, à l’aide d’un interrupteur à main, le patron nous faisait une sorte de light-show avec l’unique ampoule, rouge bien sur, qui était pendue aux branches de palmiers qui servaient de toiture. Ce soir-là, traditionnellement, les parents laissaient leurs mômes aller à cette fête. Tous les merdeux étaient là et les clans se reformaient, par niveau scolaire, nous étions déjà de vrais petits soldats prêts à marcher au pas.
Iz venait de finir sa terminale. Elle avait eu son bac et l’année prochaine elle partirait en Europe pour ses études supérieures. Moi, je n’étais qu’en première et je la jouais cool car il était hors de question qu’une fille de terminale ait une histoire avec un mec de première, même admis en terminale. Pas de défi à relever, Ulysse pouvait dormir tranquille. ça dû être ça qui lui a plu, parce que du moment où elle m’a vu, elle m’a plus lâché. Elle est venu direct sur moi et m’a dit d’un ton sans discussion :
« Fais-moi danser ce rock. »
Moi, j’étais un danseur de rock, Ulysse aussi. C’étaient mes sœurs qui m’avaient appris. J’en avais 5…( des sœurs)
A l’époque ou Sydney Bechet nous parlait des rues d’Antibes, mes sœurs avaient toutes l’age de voler dans les stratosphères du boogie, be-bop et autres rock and roll. J’étais petit encore mais mes sœurs ne pouvaient s’empécher de m’attraper par les mains pour me faire danser dés que la radio envoyait ces airs dont elles raffolaient. J’étais devenu imbattable pour les rocks. C’est comme ça que j’ai appris qu’on devait faire tourner les filles pour qu’elles se sentent belles. Et amoureuses.

Iz aimait danser et J’ai donné tout ce que j’avais, enchaînant en douceur les passes les plus fines. A cause des chutes dans les rochers, mes genoux me faisaient atrocement mal mais le baume de la danse effaçait la douleur. A la fin de la première série, c’est Iz qui s’est assise la première, m’invitant à me poser à ses côtés.
J’ai pensé quelle était trop essouflée pour m’indiquer une autre place, mais j’ai vite compris qu’elle voulait surtout pas perdre son danseur. La soirée s’annonçait à chier. Je ne pouvais plus la décrocher sans avoir l’air de mettre fait bâcher et d’un autre côté aligner les rocks à l’infini...
Je me suis assis moi aussi. Je me suis dit que cette fille était bien jolie. Ses yeux éclairaient la nuit. J’ai regardé ses mains posées sur ses cuisses, les paumes tournées vers le ciel. J’en ai déduit qu’elle devait avoir un caractère franc et ouvert.
C’était bon pour moi, ça ?
Quand elle a vu mon regard, elle m’a dit :
« Je les mets comme ça pour qu’elles sèchent sinon quand je danse j’ai les mains qui glissent »
Adieu mes déductions de psy à la noix
On a dansé encore une fois ou deux. Quand le « disquaire » a attaqué les slows, un mec est venu droit sur Iz. Il sortait de nulle part et quand il lui a parlé ses mots ressemblaient à des claquements de doigts. Elle a mis ses bras autour de son cou en cherchant son regard, mais les yeux du mec étaient sur moi, vrillés dans les os de ma nuque. Après avoir traversé mon cerveau.

J’ai traîné sur la plage, évitant les couples qui fêtaient l’arrivée des vacances à même le sable et, plus tard dans la nuit, on s’est fini à la bière, avec des tocards de mon genre.
Je ne faisais pas partie de ces mômes dont les parents envoient leurs gosses en Europe l’été, pour leur éviter un climat trop rude.
J’avais pas de famille là-bas, en métropole, comme on disait, pour prendre soin de moi, et de toute façon ma mère n’avaient pas assez d’oseille pour envoyer tous ses gosses. Alors, pas de jaloux tout le monde restait là. C’était bon pour moi, je m’en tapais d’aller voir ces gens du froid. La seule chose c’est que l’été, nous étions moins nombreux sur l’île. Le club était presque vide de copains le soir. Les mamans partaient souvent avec leur progéniture et du coup il y avait aussi moins de mecs qui venaient les draguer. Tout l’été ces messieurs assuraient le relais dans des établissements de la ville basse avec des professionnelles que, de toute façon, ils devaient trouver moins chiantes.
Alors, pour nous occuper, nous allions à la pêche. Les années précédentes, nous nagions jusqu’au tombant, à environ 1 km de la plage. Là, nous restions accrochés entre deux patates de madrépores, sans vraiment nous aventurer dans le bleu par peur des requins qui pullulaient. Nous passions des heures dans l’eau à guetter les poissons. Nous revenions l’arrière des cuisses brûlées par une trop longue exposition au soleil.

Cette année nous avions un bateau, celui du père d’un copain, Paul, et nous pourrions aller pêcher en mer, sur les récifs entourant un groupe d’iles, au large.

La première semaine de vacances passée à savourer nos premières heures de liberté, nous décidâmes de reprendre les parties de pêches sous-marines. La première sortie fut formidable et nous attrapâmes rapidement quelques dizaines de kilos de poissons et tous des bons, en plus.
De retour au port nous décidâmes du choix des familles amies à qui nous allions donner une partie de notre pêche. Avec nos mobs nous parcourions la ville, sonnant en priorité aux portes où nous savions pouvoir proposer des plans de sorties aux filles de la maison.
Dans l’une d’elles il y avait 2 jumelles. Elles avaient notre age et nous les surnommions, entre nous :
« Orrrtak et Oummmak ».
Par pudeur, je ne vous dirai pas la signification de ces surnoms dans le dialecte local, mais ça collait assez bien avec leur enthousiasme amoureux. Pendant qu’un de mes acolytes faisait choisir à leur mère l’un de nos grands poissons argentés, moi je m’aventurais sur la véranda pour dire bonjour aux filles. Bonne surprise : elles étaient trois.
Les jumelles et, affalée dans un fauteuil : Iz.
« Je ne viendrai pas, répondit -elle à mes propositions de java pour le soir, et elle précisa :
« Je suis prise »

Je me souvins alors du type au regard mauvais et je compris que cette histoire était bien avancée.
J’en avais pris mon parti et j’étais en train d’arranger la sauce avec les jumelles quand Iz me demanda :
« Vous allez à la pèche demain ?
- Oui, je lui répondis, sans trop y prêter attention.
- Je pourrais venir avec vous ? elle insista

J’étais pas sûr de ce qu’il fallait répondre. Mon esprit s’est mis à fonctionner à mille à l’heure. J’ai hésité quelques secondes, mais je me suis lancé :
-Oui, pourquoi pas, mais nous on pèche. Tu vas t’ennuyer.
- Je crois que j’aimerais ça, elle a répondu.

Je sentais le serpent de la pomme s’enrouler sur le tronc de ma trouille.

- Le bateau est petit, t’auras pas peur ? j’ai repris, tout en continuant de sourire aux jumelles
- Pas si tu es là, m’a-t’elle sussurré .

Je me suis retourné vers Iz .Elle a soutenu mon regard.
Un beau serpent aux yeux clairs.

Les jumelles qui assistaient à la scène, sans broncher,ont échangé un très furtif regard. Mais je l’ai vu.

Ses yeux étaient plus bleus que dans mon souvenir. J’ai bien senti dans l’air un parfum de danger, mais le très balaise Ulysse n’a peur de rien. Surtout pas des sirènes.

Généralement, nous partions à la pèche très tôt le matin.En me rendant au mouillage, je me disais qu’elle ne viendrait pas. Le jour se levait à peine lorsque nous vîmes la bicyclette d’Iz s’engager au bout de la jetée en pierres qui menait à notre mouillage. Nous la regardions avancer en silence.j’ai serré les dents mais ça n’empechait pas mes jambes de trembler. Mon ami Paul me tapota sur l’épaule :
« Moi, je garde Oummack » me souffla-t’il sur un ton qui ressemblait à des condoléances.
Pendant la traversée aller, Le moteur hors-bord faisait trop de bruit pour que nous nous parlions et nous nous contentions d’échanger des regards.
le vent occasionné par la vitesse du bateau soulevait les petits poils blonds de ses cuisses et je n’ai pas dû les quitter des yeux plus d’une minute d’affilée.
Arrivés sur la plage de sable, au fond du lagon, nous nous équipâmes rapidement, l’impatience d’aller chasser nous poussa à accélérer encore le mouvement pour arriver le plus vite possible sur nos coins de pèche. Iz se baignait déjà en nous regardant enfiler nos combinaisons de néoprène noir.
L’eau était si turquoise ,si douce le matin.
Je m’apprêtais à lui crier de nous attendre sur la plage, que nous serions de retour dans une heure ou deux, mais elle a juste dit :
« Je viens »
Et nous l’avons aidé à monter à bord.
3 minutes plus tard nous étions dans l’eau. Les fusils étaient armés et je me préparais pour mon premier agachon. J’ai pris une bonne goulée d’air et j’ai plongé .
Je priais pour que l’exercice me change les idées ; si les choses continuaient de prendre cette tournure cette fille m’aurait convaincu, d’ici ce soir, de vendre mes reins pour un seul de ses baisers.
Ce que je préférais pêcher, c’était les Sars. Leur chair était succulente et l’on pouvait rapidement en attraper un bon panier. Faut dire que si je voulais pouvoir aller à la pèche, j’avais intérêt à ramener du poisson à ma mère.
Nous péchâmes jusqu’à ce que le soleil soit haut dans le ciel. Quand il y avait trop de lumière dans l’eau, les poissons se cachaient dans les grottes du corail et il nous était alors plus difficile de les harponner. De toute façon, à trois garçons que nous étions, deux heures de pèche suffisaient pour remplir le bateau de nos prises. Pendant toute la séance, Iz avait nagé autour de nous allant d’un poste d’affût à l’autre. Elle décrochait parfois un poisson de la bouée pour jouer avec lui dans l’eau. Les poissons morts n’y étaient pour rien mais sa façon de les faire bouger dans l’eau leur rendait un semblant de vie et plusieurs fois je m’y suis laissé prendre. Quand je la regardais, du fond, sa silhouette se découpait sur le ciel que formait la surface de la mer. Les palmes qu’elle portait, ajoutaient une longueur irréelle à ses jambes qui ondulaient doucement dans l’eau comme des algues au gré du courant. Je m’efforçai de ne pas trouver son bikini trop petit, et je laissai avec prudence les poissons occuper mon esprit. Pas d’Ulysse à l’horizon.
Nous revînmes sur la plage vers 11heures. Le temps de vider les poissons et la braise était rouge. J’entrepris de montrer à Iz la façon de cuisiner les Sars dans les boîtes de biscuits en métal recyclés en four de campagne.

« Tu mets de l’huile au fond de la boîte, du sel et du poivre, tu poses le sar dessus, tu remets de l’huile, du sel et du poivre et tu fermes la boîte. Tu poses la boîte sur la braise et quand le couvercle saute : le poisson est cuit ! »
Facile et délicieux.
Nous avons mangé les Sars avec nos doigts, en riant. Nous nous sommes rebaignés, puis nous avons cherché de l’ombre sous les palétuviers. Nous avions prévu de partir dés qu’il ferait moins chaud.
Avant le départ, puisque c’était marée basse, Paul et Marc décidèrent d’aller chercher des huîtres de mangrove sur les racines des arbres qui poussaient dans le lagon. Iz est restée allongée prés de moi sur le sable .
Nous n’avons guère échangé de paroles pendant la 1/2 heure qui suivit. Pour fuir mon trouble, je décidai de commencer à charger nos affaires de pique-nique sur le bateau. La mer avait commencé à remonter et j’avais de l’eau jusqu’à la poitrine pour rejoindre l’embarcation. Je poussais devant moi la glacière qui flottait. Iz se baignait tout prés de moi, barbotant sur le dos. Quand j’allais soulever la glacière pour la charger, Iz se plaça entre le bateau et moi. Elle saisit la glacière et la posa dans le bateau. Puis elle se retourna me fixant dans les yeux, je devinais sous la surface de l’eau ses mains qui venaient vers moi. Elle les posa délicatement sur mes hanches, se colla contre moi. J’eus le temps de sentir sa peau et elle posa sa bouche contre la mienne. Ce baiser dura quelques secondes d’éternité, puis elle se détacha de moi en douceur et me regarda sans rien dire, d’un air amusé. Heureusement que l’eau me soutenait sinon je crois que j’aurais mis un genou à terre et n’importe quel arbitre aurait pu me compter 10.
Les voix de mes copains qui arrivaient me servirent de gong et je regagnai mon coin du ring encore sonné.
Nous embarquâmes. Notre bateau était un zodiac gonflable et nous nous installâmes, 2 sur chaque bord. Iz se calla sur le même boudin que moi. Paul démarra le moteur et tourna le bateau en direction de la grande terre que nous devinions dans la brume de chaleur, au loin. La traversée n’était pas longue, mais, autant le matin, nous naviguions sur une mer d’huile, autant l’après-midi les brises thermiques levaient un peu de mer, et le retour ressemblait à un rodéo, ce qui nous amusait beaucoup. Nous devions nous tenir fermement au cordage qui courait sur le bord sous peine d’être éjecté brutalement.
Sur une crête plus escarpée que les autres, le bateau décolla en entier de l’eau et durant le court vol- plané dans les airs, Iz lâcha la corde pour s’agripper à ma main.

Le bateau reprit contact avec l’eau, mais Iz ne me lâcha pas. Quand je sentis les bouts de ses doigts s’appuyer sur les miens, je crus qu’une fée était en train de poser un pansement sur mon cœur. J’étais d’accord pour mourir, là, maintenant.
Pas de trace d’Ulysse pour m’aider.
Nos mains restèrent enlacées jusqu’à ce nous ayons atteint la bouée-balise qui marque l’entrée du port. Paul coupa les gaz et Iz, comme au ralenti, lâcha ma main. J’eus l’impression que c’était la fin d’un long et tendre baiser qui avait duré tout le temps du voyage. Paul réduisit l’allure pour respecter la vitesse dans le chenal d’accès. Personne ne disait un mot . Je rassemblais mon courage pour regarder Iz. Deux diamants bleus percèrent mes Iris. J’étais à elle. Ulysse était mort à ma place
Nous nous séparâmes sur le quai sans que j’ose la toucher davantage.
J’entends encore le bruit de son vélo qui s’éloigne en grinçant.

Je ne participai pas à la distribution de poissons ce soir-là.
Quand j’arrivai à la maison, je posai ma collection de Sars dans l’évier sous l’œil admiratif de ma mère. J’eus du mal à avaler une bouchée pendant le repas. Plus tard, sous la douche, je gardai soigneusement ma main hors de l’eau. Je crois bien m’être endormi en respirant mes doigts.

Le lendemain, j’appelai les jumelles pour leur demander le N° d’Iz.
Je ne sais plus qui de Orrtrak ou de Oummmak me répondit en riant que je ne pourrais sûrement pas lui parler car elle avait pris l’avion de la nuit, vers minuit, à destination de l’Europe. L’une ou l’autre me dit, en ricanant, qu’elle pouvait me donner son adresse. Je répondis que ce n’était pas la peine.
L’après-midi, j’allai jusqu’aux rochers salés. Les cristaux de sel, déposés par les vagues, y scintillaient dans la lumière rasante. J’en ramassai quelques paillettes et les portai à ma bouche. Le goût en était toujours savoureux, mais étonnamment sa force ne me parut plus aussi nécessaire. Ulysse m’avait bien quitté pour de bon. Je ne retournai plus, cet été-là, me battre sur les rochers salés.

voilà j'espere que cela vous a plus ..

Joyeux Noel a tous ....

FRANCOIS .

En Mémoire d' Isabelle N "1954-2011"

3
Déc

NEOQUARIUM NICE

Posted at 08:21:29

Aujourd'hui est un grand JOUR ..
la deuxieme Boutique Neoquarium a enfin ouvert ..

NeoNice
18 Rue Meyerbeer
06000 NICE

04 93 55 89 86
Pour le parking

vous etes a 200M du parking du Palais de la Mediterranné qui est GRATUIT 1Heure. donc ne tourné pas pas pendant des heures .
sinon tres souvent une place ce libére devant le magasin pour ceux qui deteste marché ;)
Les horaires d'ouverture sont identique a NeoAntibes , sauf que jusqu'a ce que l'on trouve notre perle rare , nous seront fermé le LUNDI

donc du
MARDI au JEUDI
14H-19H
VENDREDI et SAMEDI
10H-12H
14H-19H

les Horaires seront peut etre un peu adapté a sa position géographique et de l'equipe que nous aurons mis en place .
Pour le moment , c'est votre serviteur qui sera votre meilleur apprenti.

Hier soir j'ai travaillé tres tard pour pouvoir vous recevoir ce matin , donc j'ai pas encore eue le temps de vous faire un beau diaporama de cette nouvelle adresse aquario a Nice .

J'espere que cela vous plaira.
voila deja une vue de 30% de la surface , pour le reste venez nous voir .



François .

30
Nov

JOUR J-2

Posted at 22:16:11

allez je donne un indice

18

encore 2 jours et....

4
Nov

OFFRE DE NOEL ELOS

Posted at 18:27:37

Pour Bien Preparer NOËL ..

ELOS offre a tous ses Clients pour toute pré-commande d'un aquarium Marin ou D'eau douce un kit de maintenance .
ce kit sera calculé sur la base de six mois de consomation courante pour quelques produits de la gamme , soit marin , soit tropical eau douce .

Pour profiter de cette offre il vous faut prevoir un peu a l'avance car la fin des offres est Fin novembre pour une livraison avant fin décembre .

les consommables seront livrés avec les aquariums .